Ben Mazue - Billets

Casino Barrière Toulouse, Toulouse.

Type de billet Prix (tarif hors frais)? Quantité
1ère SÉRIE - Assis numéroté €46,00 (€46,00)
2ème SÉRIE - Assis numéroté €38,00 (€38,00)

Des frais de transaction d'un montant de 1,45€ seront appliqués. Si vous achetez cinq billets, vous ne paierez qu'une fois les frais de réservation.

Plus d'informations sur les billets Ben Mazue

Il
est des albums qu'on écoute comme on prend des nouvelles d'un
ami. Celui de Ben Mazué est de ceux-là.
Bien
entendu, il sait que rien de ce qu'il ne nous dira n'aura de sens
s'il ne commence pas par le grand changement qui a bouleversé sa
vie. C'est fini.
La
nouvelle
nous
secoue, nous prend par surprise et pourtant c'est la principale
force de Ben : toujours, il nous parle de lui et ça nous parle de
nous. Alors on l'écoute. On est triste, on s'écrie “Oh merde
! Ça va ?” Lui n'est plus surpris, il sourit, de ce sourire
franc et enfantin, pendant tout le reste de la conversation. C'est
tantôt teinté d'espoir, tantôt de mélancolie. Il nous rassure.
Oui, c'est la moitié de sa vie qui disparaît. C'est fini, mais
ça va aller.
Il
a beaucoup marché, il fallait qu'il avance, qu'il pense, qu'il
comprenne. Qu'il fredonne ses émotions, que les mélodies lui
viennent comme elles viennent naturellement à un enfant qui se
promène. Tout ça, c'est une renaissance.
Cette
résilience bat au coeur de ce qu'il nous raconte. On l'écoute,
surpris de le retrouver plus grand qu'avant, il nous parle d'un
paradis, d'un divin exil où il n'a pas trouvé sa place, de ses
enfants et d'elle, beaucoup. Des ruines du plus beau combat, des
restes d'un amour énorme.
Il
va bien, mais les silences sont chargés d'émotion. Ce qu'il ne
nous dit pas par pudeur, les cordes et les cuivres s'en chargent.
Il va bien, mais.
Oui,
c'est triste, mais.
Mais
il marche, il est debout, il parle d'elle, encore. Beaucoup. Il
parle d'elle. C'est fini. Mais il écrit. Les malheurs, on en
fait des chansons. Les leçons aussi. Il comprend.
Il
comprend que tout le monde a le droit d'être aimé pour ce qu'il
est. Ce qu'on est, il faut trouver des gens que ça sublime. Il
part en sachant qu'il a tout essayé. En sachant que c'était
bon, que ça valait le coup. Il nous parle de ses enfants. Il sourit.
Il
nous raconte les changements qui se voient dans les détails, dans
les conseils qu'il donne à son fils, dans les semaines A et B,
dans la quarantaine qui se profile, dans les conseils de ses proches.
Et
enfin il nous répond. Il fallait toutes ces circonvolutions, tous
ces mots précis, parfois chuchotés, parfois criés comme arrachés
de ses tripes, ces pianos bleus, ces arrangements d'une
intelligence émotionnelle rare, ces cordes et ces cuivres montés en
larmes, il fallait tout ça pour entendre ce qu'il nous dit quand
il nous répond “Ça va.”
Il
tient à nous rassurer avant qu'on le quitte.
C'est
le temps des jours heureux.