3Ma - Ballaké Sissoko, Driss El Maloumi Et Rajery billets et dates

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“Les cordes emblématiques de trois régions d'Afrique (la kora mandingue, le oud arabe et la valiha malgache) tricotées en trio virtuose, avec Ballaké Sissoko, compositeur d'avant-garde, Driss El Maloumi, grand rénovateur du maqâm, et le tendre Rajery, swingueur aussi solaire qu'émouvant. Près de dix ans après leur premier projet, ces retrouvailles panafricaines (pour l'album Anarouz) s'annoncent plus complices et ne devraient pas décevoir.” TELERAMA Anne Berthod
3 MA réunit : le Malien Ballaké Sissoko, le Marocain Driss El Maloumi et le Malgache Rajery 3 artistes ouverts sur le monde, 3 instruments à cordes pincées emblématiques et enracinés dans la tradition de 3 pays où la musique se vit au quotidien et une envie partagée de créer ensemble un langage où s'entremêlent les notes et les harmonies venues de l'extrême sud à l'extrême nord de l'Afrique. Les 3 musiciens se sont rencontrés à Agadir, puis à Antanarivo lors de concerts avant d'enregistrer un premier album, sur le label Contrejour et de tourner dans de nombreux festivals en Europe. Après une période où chacun des musiciens a continué à mener sa carrière personnelle, ils se sont retrouvés à jouer ensemble, à nouveau, dans la Route de l'Esclavage, un des magnifiques projets de Jordi Saval. Dès lors les 3 complices ont décidé de développer et d'approfondir ce qui avait été laissé en jachère. 3 MA tel le Phénix est reparti pour une nouvelle aventure.

Ballaké Sissoko, descendant d'une grande lignée de griots mandingues est un maître de la kora et un musicien d'exception. Ouvert à toutes les collaborations, il a enregistré et tourné, entre autres, avec Ludovico Einaudi, Ross Dali, Keyvan Chemirani, Boubacar Traoré et surtout Vincent Segal, avec lequel il a créé un duo splendide et enregistré 2 albums pour le label No-Format. Driss El Maloumi est un des grands maîtres de l'oud au Mahgreb et au Moyen-Orient. Il a lui aussi pratiqué toutes les musiques, du jazz de Paolo Fresu aux musiques baroques de Jordi Saval. De même Rajery, musicien du monde, comme ses deux complices, dirige son propre groupe tout en participant à de nombreux échanges. Le trio s'est retrouvé autour d'un projet de nouvel album et d'une envie de jouer et de tourner ensemble. Précédé par plusieurs résidences en vue d'arriver au studio avec de nouveaux morceaux et des arrangements structurés, l'enregistrement s'est fait dans une ambiance sereine et amicale. Chacun a contribué en apportant sa touche et ses couleurs personnelles dans un respect mutuel et un plaisir d'être ensemble. Pas de virtuosité gratuite, ni de solo narcissiques, mais un vrai travail collectif qui privilégie l'émotion et le désir de créer une oeuvre originale et unique. Intense, lumineuse fluide et colorée cette musique s'adresse à tous.

Entre transes malgaches et indiennes, mélodies mandingues et berbères avec des notes de jazz et d'improvisations inspirées, un métissage réussi.




“Réunion de trois musiciens, le Malien Ballaké Sissoko, le Malgache Rajery et le Marocain Driss El Maloumi, 3MA offre avec Anarouz, une poésie universelle, un dialogue virtuose et bienheureux.

3MA (Maroc, Mali, Madacascar) unit trois maîtres, trois virtuoses, trois sages, qui conversent en musique, cordes et coeurs entremêlés. Le premier de ce trio transafricain, le griot Ballaké Sissoko, joue l'héritage mandingue sur sa kora, remonte les siècles de la tradition, digresse au présent, au détour d'improvisations cousues d'or.

Le second, d'origine berbère, le Marocain Driss El Maloumi, formé aux musiques classiques arabe et occidentale, remarqué aux côtés de Jordi Savall notamment, laisse courir ses doigts sur son oud, aux rêveries orientales. Le troisième, Rajery, expert de la valiha, cette harpe tubulaire de Madagascar, parcourt les paysages sonores et merveilleux de sa Grande Île.

On pourra, sur les pistes d'Anarouz, leur deuxième disque, s'amuser à remonter ces fils géographiques, tâcher de deviner quelles contrées, quels paysages éveillent telle ou telle formule musicale. Là, pourtant, ne réside pas l'essentiel. Le propos de cette lumineuse méditation se niche plutôt dans la rencontre, dans le respect et l'espace laissé à l'autre, son frère, dans la création conjointe d'un langage, d'une poésie universelle.

Au-delà d'une seule réunion opportuniste, les trois hommes forgent une route commune, ensoleillée de vibrations harmonieuses. Au creux de leurs mille et une notes, délivrées véloces, irradie une alchimie apaisée. Comme un souffle vital, Anarouz éveille une musique "source", originelle, une musique "fleuve", gonflée des affluents malgache, marocain, malien, du blues ancestral et des couleurs de l'Afrique. L'album s'offre tels une prière, un voyage spirituel, à l'écoute bienheureuse.” RFI Anne-Laure Lemancel