Feu! Chatterton - Billets

Le Liberté, Rennes.

Type de billet Prix (tarif hors frais)? Quantité
CATEGORIE 2 - DEBOUT PLACEMENT LIBRE €36,00 (€36,00)
CATEGORIE 1 - ASSIS PLACEMENT LIBRE €43,00 (€43,00)

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Feu! Chatterton
de retour avec son 3e album Palais d'argile

pour les temps confinés

Après deux disques d'or et deux nominations
aux Victoires de la musique, Feu! Chatterton est de retour avec son nouvel
album : Palais d'argile
 grandiose fresque cyberpunk pour les temps
confinés 
pamphlet adressé à la start-up nation obsédée
par le progrès et ode lumineuse à la Nature et à la transcendance.
En 2014, Feu! Chatterton sortait le rock
hexagonal de sa torpeur avec La Malinche et Côte Concorde,
deux titres, aujourd'hui cultes, en forme de manifeste pour une nouvelle
chanson française. C'est sur scène que le Feu! va parfaire sa réputation,
électrisant les foules des festivals les plus prestigieux (Francofolies Rock en Seine, Solidays...) et les salles de concert aux quatre coins de la France, remplissant au passage l'Olympia
et le Zénith de Paris. En 2018, le quintet livrait la suite tant attendue de son premier album Ici le jour (a tout enseveli)  : plus intimiste, plus long en bouche, L'Oiseleur (et les inoubliables Souvenir et L'ivresse) prouvait que le groupe était là pour durer. Sur Palais d'argile,
troisième acte du cadavre exquis, les Feu! portent un regard critique, parfois désabusé mais toujours avec humour, sur ce monde connecté qui nous entoure. Ils nous embarquent dans une odyssée moderne où les navigateurs ne sont plus ceux qu'ils devraient être : « Mange un cookie, les navigateurs sont à
la fenêtre ! Fais-leur coucou... »

D'un château, l'autre...
Du spectacle annulé au Théâtre des Bouffes du
Nord à Paris au Studio ICP à Bruxelles

Ce nouveau disque naît, dans un premier temps,
d'un impératif de création : alors qu'il conclut sa deuxième tournée dans
un Zénith de Paris plein à craquer, le groupe est invité à créer un
spectacle original au Théâtre des Bouffes du Nord
(Paris Xe) au
printemps 2020. « C'était un privilège d'être invités dans ce théâtre,
explique Arthur, c'est un lieu unique, prestigieux, hors du temps. D'ailleurs
il est rare d'y voir programmer des concerts. On a donc commencé à composer de nouvelles chansons dans la perspective de ce spectacle inédit. On l'avait vraiment pensé comme une pièce de théâtre : il y avait un découpage en actes, une mise en scène, des comédiens... ».
D'autant qu'au même moment, le groupe commence à travailler pour le film de Noémie Lvovsky, La Grande Magie, comédie musicale (à venir) dont il signe toutes les chansons. Cette manière nouvelle de composer, pour des acteurs et des actrices, a tout de suite fait écho à leur ambition théâtrale. Hélas, le 16 mars 2020, 15 jours avant la première, le gouvernement annonce le confinement national. Le
spectacle est évidemment annulé, mais les chansons, elles, restent. Elles
constituent aujourd'hui les fondations du Palais d'Argile obnubilait pendant la création du spectacle, c'était l'écran expose le chanteur du groupe. L'écran comme un mur, qui sépare. Mais aussi l'écran,
comme un lien : une fois couché, c'est une surface plane sur laquelle on
navigue, une médiation entre nous et les autres. »
Le dialogue de l'Homme
avec la Machine, qui abreuve le disque de part en part, est ainsi présent aux
prémices de sa conception. À l'écoute, ce Palais d'argile est
effectivement de glaise et d'acier : il interroge notre relation à la
technologie, outil d'asservissement de l'homme, mais également symbole de son génie. « C'est aussi ce que représente le palais : la beauté et l'orgueil de l'humanité » complète le groupe. Des questionnements qui
trouvent écho dans le monde de 2020 : l'album souligne le besoin de
sacré, de mystique, de repères, dans une période où tout s'effondre

« On ne l'a pas fait exprès, mais c'est vrai que l'album répond à l'époque, à la pandémie, à la peur... C'était dans l'air, bien avant le virus. Et les chansons
nous devancent toujours un peu.

Arnaud Rebotini à la réalisation
 
C'est en juillet 2020, au studio ICP de Bruxelles, que sont
enregistrées les chansons. Boris Wilsdorf, ingénieur du son du groupe culte
berlinois , est à la manoeuvre,
sous la supervision d'Arnaud Rebotini grand nom de la scène électronique française et producteur césarisé pour la bande originale du film 120 battements par minute.
« Pour cette nouvelle aventure, Arnaud est apparu comme une évidence : d'abord c'est un chanteur, il est sensible au travail sur la voix. Et puis, c'est un passionné de rock : il a les cheveux gominés, on peut lui faire confiance ! (rires). Enfin, c'est le spécialiste en France des synthétiseurs analogiques. Je crois que c'est ce qu'on est allé chercher chez lui : cette âme, cette poésie des circuits qui chauffent. » Les machines, encore et toujours donc, qui décidément font office de pierre angulaire dans l'inspiration du groupe. Et il est vrai que les arpèges de claviers, déjà une spécialité chez eux, auront rarement sonné aussi célestes que sur des pièces comme La Mer ou L'Homme qui vient, deux des moments de grâce du nouvel album.
Crever l'écran, littéralement
Ce Palais d'argile porte bien joliment son nom : c'est un récit labyrinthique, mouvant comme les sables, dans lequel on ne cesse de s'empêtrer, de mourir et de renaître à soi[.
S'il ouvre des portes ce n'est que pour mieux nous recracher dans le creux de sa houle, nous perdre dans ses dédales fantasmagoriques.
Du travail sur le spectacle aux Bouffes du Nord, il reste encore clairement la structure en actes : l'album s'ouvre
sur une trilogie post-apocalyptique, où tout n'est que pixels, serveurs et
lunettes spéciales. « Il y a effectivement un album dans l'album, une
trilogie des écrans qui ne ressemble pas au reste du disque,
indique le
groupe 
 C'est un trompe-l'oeil, un écran en soi. »
Le château s'arrache alors à ses fondations, se transforme en vaisseau spatial, c'est un space opera, un film choral ; une galerie de mystérieux personnages qui apparaissent et disparaissent dans les limbes du récit. Ici un musicien raté (Compagnons), là un cyborg androgyne (Avant qu'il n'y ait le monde), ailleurs un fauve énigmatique (Panthère). On en appelle aux éléments, à L'Eau (La Mer), au Feu (L'Homme qui vient), à Dieu lui-même (Cantique). Si tous ces protagonistes plus vrais que nature participent effectivement à la réussite du projet, c'est bien Feu! Chatterton qui tisse merveilleusement les liens : leur imagination n'avait jamais paru aussi féconde, leurs mots plus justes, leurs doigts aussi agiles.
« Dans l'album, on crève l'écran, mais
littéralement. On le traverse. Pour tenter de percer ce mystère : qu'y a-t-il
de l'autre côté de la toile, du voile qui recouvre ce monde ? Nous n'avons
pas la clé, bien sûr. Mais nous avons tenté de percer quelques trous de
serrures. Et les trous de serrures changent les murs en portes. »

Le Palais d'argile vous ouvre grand les
siennes.