Vitalic - Billets

Arkea Arena, Floirac.

Type de billet Prix (tarif hors frais)? Quantité
Tarif Normal - Debout Placement Libre €39,00 (€39,00)
Tarif Normal - Assis Placement Libre €45,00 (€45,00)

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VITALIC FÊTE 20 ANS DE CARRIÈRE AVEC UN LIVE EXCEPTIONNEL

D'aussi loin qu'il s'en souvienne, Vitalic (Pascal Arbez-Nicolas de son vrai nom) a toujours voulu composer de la musique électronique, histoire de s'inscrire dans les pas de son idole Jean Michel Jarre. Il se souvient d'un disque du pionnier de l'électro que ses parents avaient laissé sur la plage arrière de la voiture au soleil, et qui gondolé, l'a marqué : « J'ai imité ce son déformé qui sonne faux , qu'on retrouve beaucoup dans ma musique et un peu partout en ce moment. ». A sept ans, alors qu'il aurait préféré apprendre la batterie, poussé par son père, il se retrouve à suivre des cours de trombone, une influence majeure dans sa musique : « Le trombone c'est un instrument lead, celui qu'on met en avant, au dessus, comme la voix. Dans ma musique, il y a souvent une mélodie qui prend le dessus et qui peut autant se siffler que se chanter. C'est ce que m'a appris le trombone ! »

Dès l'adolescence, Pascal se met à composer sur les premiers logiciels de musique disponibles, mais rapidement freiné par les limites de ces derniers, commence à investir dans ses premières machines dès la fin du lycée en s'offrant un MS20 de Korg. Très vite, alors qu'il traîne à l'An-Fer, club techno mythique de Dijon où officie régulièrement le jeune Laurent Garnier, mais aussi aux fêtes de Montpelliers, celles des Arènes de Nîmes ou au festival Astropolis, il décide de se lancer dans la composition et la production. C'est l'aventure Dima (et différents pseudos qui ne vivront pas longtemps comme Hustler Pornstar ou Vital Ferox) où il mélange sonorités techno, boucles acid, énergie rave, réminiscences raves et rythmes house qui peut à peu vont construire son style unique. Le 21 juin 1996, pour la fête de la musique, il se lance dans son premier concert sur invitation d'un disquaire de Dijon. Un premier essai qui va confirmer que Vitalic n'est pas uniquement un producteur reclus dans son studio, mais avant tout un musicien pour qui la scène va devenir essentielle, comme une prolongation logique de sa musique.

Très rapidement, les premières sorties de Dima (dont « Bonne Nouvelle » EP sur le petit label Choice) trouvent un écho favorable. « Curieusement, l'EP fonctionne pas mal, en tout cas bien plus que ce que j'avais espéré, surtout que c'était très mal produit, mais en même temps, on était beaucoup moins de musiciens à l'époque, donc c'était plus facile de sortir du lot. ». Fort de ce succès d'estime, Dima enchaîne les concerts, mais se retrouve vite dans une impasse : « Je faisais partie d'un milieu qui ne me convenait pas vraiment, ma musique pouvait être soutenue, dure, mais elle n'était pas vraiment techno. Contrairement aux apparences, je n'en ai jamais fait vraiment d'ailleurs. Je tournais beaucoup en live à l'époque et je me retrouvais souvent dans des fêtes où je n'avais pas vraiment ma place, parce que le roi de l'époque c'était Manu le Malin et j'étais quand même très loin de son son. » C'est avec Dima pourtant que le style musical, à nul autre pareil, du futur Vitalic va commencer à se dessiner. En remixant le titre « Fadin' Away » de The Hacker, alors jeune producteur grenoblois inconnu, Pascal dévoile tout ce qui va faire sa magie pour les années à venir : un mélange de new-wave, de disco, de rock, de post-punk, d'électro-funk et de pop moderne emporté par une énergie contagieuse et une invitation à la danse qui le verra déclarer à raison : « Je suis l'enfant de Giorgio Moroder et de Depeche Mode. »

Aux débuts des années 2000, une sombre histoire avec son label de l'époque force Pascal à abandonner le pseudo Dima. Il en profite pour se réinventer sous l'alias Vitalic qu'il emprunte à la culture russe qui le passionne, un pseudo qui ne va plus le quitter depuis. Au même moment The Hacker le persuade d'envoyer ses nouveaux morceaux à l'allemand DJ Hell, basé à Munich, qui vient de monter le label Gigolo, qui va devenir le bastion de l'electroclash qui commence à exploser. « Ça m'a permis de repartir à zéro, même si ce n'est pas comme réécrire une page blanche. Je me suis inventé une fausse biographie où j'expliquais que je venais d'une famille d'une province en Ukraine, qui vivait de la vente de peaux de loutre pour en faire des chapkas. Je racontais que je jouais d'un instrument qui s'appelait la troupka (tuyau en russe), manière de me relier au trombone. Je rajoutais que j'étais passé par l'Allemagne, que j'avais traversé le rideau de fer et été réduit à la prostitution en Allemagne pour survivre. Le label Gigolo adorait cette fausse biographie et au début ça a parfaitement fonctionné. »

Avec « Poney EP », sorti sur Gigolo, un quatre titres où Vitalic assume enfin ses influences - celles du disco synthétique, sexuel et mutant des Giorgio Moroder, Cerrone, Lime ou Gino Soccio - le son énergique et puissant de Vitalic, parfaitement calibré pour les dancefloors ectasiés de l'époque où le mélange des styles est la règle, le place en tête des artistes électro et des hits parade de l'époque. Les frères belges 2 Many DJ's - spécialistes du grand mix entre rock, pop, techno et disco - qui font la pluie et le beau temps sur la dance incorporent le titre « La Rock » sur leur compilation « Radio Soulwax ». Pendant que des DJ's stars comme Aphex Twin, Richie Hawtin, Erol Alkan, Tiga ou Laurent Garnier ne manquent pas une occasion d'incorporer le titre dans leurs sets. La passion Vitalic, et ce qu'on nomme à l'époque “metal disco” est lancée, pas prête à s'arrêter et dépasse désormais les frontières de la France. Il est invité à jouer son live en Espagne, en Allemagne, dans les pays de l'Est, aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et l'EP « Poney », qui marque un tournant de la French Touch, devient un incontournable du Pulp, la boite parisienne la plus tendance de l'époque.

C'est le début d'une carrière sans faille et d'une série d'albums studio - quatre à ce jour et en douze ans - qui vont se suivre sans se ressembler, tout en gardant l'ADN musical de Vitalic qui a toujours fait sa force et sa différence : un grand mix décomplexé de sonorités disco, d'électronique dernier cri, de références new-wave et d' Electronic Body Music, de punk-rock, de sons rave ou de power-pop aux mélodies imparables, un mélange d'énergie physique et d'invitation à la dance qui vont le voir, non sans humour, surnommer « le Wagner de la rave » . Suivront ainsi en 2009 le très efficace et dansant « Flashmob» dans lequel, tout en faisant le lien avec son premier album, Vitalic exprime son amour sans borne pour la new-wave s'offrant la participation de sa diva des années 90's new-yorkaise : Linda Lamb. Puis « Rave Age » en 2012, un disque violent, dur et saccadé, pionnier de l'EDM qui va quelques années plus tard envahir les Etats-Unis et qui, par la puissance qui s'en dégage, va exprimer toute sa fougue électrique sur scène. Avant que Vitalic ne dégaine en 2017 « Voyager », épopée rétro-futuriste dans les sonorités disco des années 70/80 remises au goût du jour et saluée unanimement par la presse. Avec, cerise sur le gâteau, une reprise de « El Viaje » - titre phare de l'album - chantée en espagnol et qui va devenir un des tubes solaires de l'été 2017, comme une version mise à jour en version disco du fabuleux « Porque te Vas » de Jeannette.

Réduire Vitalic à ses albums studio serait pourtant une grave erreur tant le producteur a, dès ses tout débuts, prouvé, comme son idole Jean Michel Jarre, son amour pour le live électronique et la scénarisation qui en découle. Un goût pour la technologie dernier cri, les effets de lumière et le spectacle total, qui va rapidement le positionner comme un des précurseurs des concerts électroniques aux côtés d'Etienne de Crecy, du duo Justice et même des Daft Punk. Dès 2005, et la tournée « V Live », qui s'inscrit dans le prolongement de l'album « Ok Cowboy » la scène est envahie d'écrans sur lesquels sont projetés différents visuels, dont certains en rapport en rapport avec la fête foraine, thème fil conducteur de l'album et dans les jeux d'ombre desquels Vitalic apparaît et disparaît comme un homme de l'ombre mais maître de ses machines. Sur la tournée suivante « V Mirror, conçue avec les célèbres scénographes français 1024 Architecture à leurs tous débuts, c'est tout un concept d'écrans interactifs et de miroirs électroniques (devenus aujourd'hui la norme pour les lives) qui est utilisé pour la première fois. Pour le live qui accompagne spécialement la sortie de l'album « Voyager », c'est l'utilisation d'un tout nouveau système révolutionnaire, créé avec les designers de « All Access Design », qui basé sur l'énergie cinétique donne l'impression, par un déluge d'effets lumineux à couper le souffle, que le producteur est embarqué dans un vaisseau spatial futuriste.

Après la reformation de son vieux projet Dima, la naissance de son side-project KOMPROMAT (hommage revisité à l'EBM des 80's) sorti en 2019 avec Rebeka Warrior (ex du groupe Sexy Sushi) et son succès phénoménal, des remixes pour Paulor, Steve Angello ou Etienne Daho, à a ajouter à la très longue listes de ses remixes, la renaissance de son label Citizen, l'écriture de son nouvel album (qu'il annonce comme un retour aux sources à ses racines électro et annoncé début 2021), Vitalic, décidément incapable de s'arrêter, a annoncé fêter au début de l'année prochaine ses vingt ans d'une carrière plus que prolifique qui a déjà laissé une trace indélébile dans le paysage de la musique électronique mondiale. Un show en forme de best off puisant autant dans une discographie conséquente que dans de nombreux inédits, et porté par un live show qui déjà s'annonce unique, qui multipliera les clins d'oeil, confie Vitalic, à ses lives et tournées précédentes, tout en étant entièrement repensé et remis au goût du jour d'une technologie qui avance à grand V. On en trépigne d'avance.